Célébrons la spiritualité

En quarante matins de pratique spirituelle, votre conscience connaîtra un éveil à la mesure de celui d'un foetus en 9 mois. - Rumi


    La peur de soi, la peur des autres...

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    liebestraume

    Nombre de messages : 2
    Date d'inscription : 18/01/2009

    La peur de soi, la peur des autres...

    Message  liebestraume le Lun 26 Jan - 9:40

    La peur de soi, la peur des autres…..


    Mon premier témoignage était sur « La vie devant, la vie derrière », le 24 janvier. La souffrance intérieure. Le besoin du calme dans le brou ha ha de tous les jours. À tout âge. Sous toutes les formes, soit-elle méditation, yoga, tai-chi ou marche….

    Aujourd’hui, un peu plus loin dans la démarche. Oui le calme, les respirations contrôlées, les mouvements lents sont des moyens de « calmer le mental, les frustrations dérangeantes ou les émotions conflictuelles » en nous. Mais il y a plus, au-delà, si on veut en faire un processus plus profond de connaissance de soi, d’évolution. Alors, ce matin, un sujet qui risque de faire…..peur ! Raison de plus d’en parler, le sujet, c’est la Peur.

    La Peur. Oui, oui, avec un grand A. Parce qu’elle est un moteur aussi important que l’Amour dans la vie de tous les jours. Parce qu’elle est cause de la souffrance intérieure que l’on se crée. Mais on l’ignore souvent. Je vous en parle un peu ? Je la côtoie régulièrement, vous aussi, à des degrés divers. Elle est toujours là, tapie au fond de nous. Que l’on en soit conscient ou non, elle agit, sournoisement, sans nous demander la permission. Elle peut être là dès le réveil ou ailleurs durant la journée. Selon les circonstances, selon les zones sensibles en chacun de nous. Elle fait partie de la nature humaine, elle est le combat à mener pour celui qui se fait Pèlerin durant son parcours sur terre.

    La Peur…La peur de perdre, la peur de souffrir, la peur de blesser, d’être rejeté, d’être mal pris, d’être pas assez, d’être trop, d’être jugé….Ça fait bien des peurs, on en convient, et on peut étendre la liste à l’infini. Bah ! me direz-vous, je m’en sors bien finalement. Oui ? Vous l’assumez ou faites des détours ? On regarde tout ça ensemble ? Au fond, la Peur, elle se résume à deux volets : la peur de soi, la peur des autres. Simple à dire ….mais tentaculaire en soi.

    Regardez tout mouvement d’incertitude, d’hésitation, de décision. Du plus petit au plus grand. Prenez un exemple banal. Il fait beau et froid dehors, moins 15 degrés C. Est-ce que j’y mets le nez ? Hésitation plutôt banale, non ? Pourtant, la même dynamique s’applique à toute peur, petite ou grande. Rester en dedans sans conscience de le choisir délibérément, c’est céder à la peur. Difficile à croire ? On revient à la case départ, il fait beau et froid, est-ce que je mets le nez dehors ? Pourquoi hésiter ? Cherchez plus loin….Peur d’être inconfortable, d’attraper un rhume, de geler des pieds, de le regretter, d’être jugée idiote par un voisin (sortir par temps si froid !) etc.…. .Pourquoi me poser toutes ces questions, c’est couper les cheveux en quatre, non ? Changez la question : je fais la vaisselle ou pas ? Pourquoi hésiter ? Peur d’être lâche, de manquer de temps pour autre chose, d’être jugée par votre mère, une amie, votre conjoint, de vous sentir paresseuse ou pire…Vous ressentez un peu mieux ce qu’est la peur maintenant ?

    La peur a une personnalité insidieuse. Elle est tapie en nous, nous l’avons dit. Et surtout, elle ne veut pas se faire voir. Et pour cause ! Se l’avouer, c’est donner une claque à notre estime de soi ….et devoir affronter des changements d’attitudes. Du travail sur soi ! Qui veut vraiment « ça » à travers tout le reste de sa vie actuelle ?

    On revient à nos questions. Faire ou pas faire. Deux choix « anodins ». Mais derrière, deux démarches importantes. Céder à des peurs inconscientes ou mieux se connaître. 1) Sans réfléchir, je reste en dedans, je fais la vaisselle plus tard. Puis ½ heure plus tard, la même tentation, la même indécision revient. La culpabilité qui s’annonce….sournoise. Pourquoi ? Parce que votre esprit n’a pas pris la décision consciente de faire ou ne pas faire ½ heure plus tôt. Il a cédé à « l’émotion de la peur », processus inconscient, au lieu d’affronter la liste de peurs présentes.
    .
    2) Deuxième choix. Laisser place à la raison de vérifier les besoins réels, les conséquences anticipées et choisir de faire ou non. Cette simple démarche aurait éloigner la culpabilité générée par l’indécision. Parce que peur et culpabilité sont deux corollaires. Qu’est-ce que la culpabilité ? Une honte personnelle devant nos faiblesses, nos détours, nos limites. Une insatisfaction envers soi-même, du meilleur en soi qu’on n’a pas voulu développer. Une sorte de nostalgie qui parfois nous suit tout le reste de la journée. C’est la Conscience qui nous fait signe, qui nous dit…..Regarde, tu m’as oublié, pour te sentir mieux rapidement, et tu as choisi ta négligence habituelles, ta lâcheté habituelle.

    Je ne dis pas que cette prise de conscience est facile. Mais à la longue elle est payante. Elle vous évitera de plus en plus de souffrances intérieures, des regrets, de comportements discutables. Je vous mets au défi ? À la première hésitation aujourd’hui, posez vous la question. Pourquoi ? Il se eut que votre Conscience soit tellement endormie qu’elle ne verra rien. Persévérez ou alors choisissez l’option la moins tentante qui s’offre. L’inconfort réveillera peut-être cette petite voix de la peur en vous, mettra un peu de lumière sur LA peur du jour.

    La peur de soi, la peur des autres, ce sont les pierres, les trous sur le chemin devant nous. C’est d’innombrables détours, illusions, argumentations qui nous tiennent derrière des barrières, des distances, des résistances à plus de liberté personnelle. Parce que la vraie « liberté personnelle » n’est pas celle qu’on désire obtenir des autres ou des circonstances. Celle-là, je l’appelle la liberté « 101 », celle qui demande peu de travail de notre part. Mais comme tout apprentissage 101, il ne mène pas loin si on n’ajoute pas d’efforts supplémentaires, vous en convenez ? La vraie liberté est celle que l’on se donne, celle qui ouvre la Conscience à ce qui nous encombre et à ce qui nous convient mieux. Elle ne rend pas égoïste, elle met les priorités aux bons endroits. Elle demande d’affronter la peur de soi, la peur de nos faiblesses et lacunes. Et la peur des autres, la peur du regard, du jugement des autres sur soi.

    Tout un programme, non ? Essayez, pas à pas. Il y aura de nombreuses rechutes et reculs. Soyez bon pour vous, acceptez, ne vous blâmez pas et continuez. Vous aurez aussi de belles récompenses, à travers les victoires obtenues sur vos peurs. Et ça personne ne peut vous les enlever. Pas plus que cette joie et cette liberté nouvelles que votre travail, votre courage et votre persévérance mettront en place dans votre vie. Par le fait même, vos qualités d’être humain grandiront aussi. Sans oublier le bonheur de vivre plus facilement en paix avec vous-même et avec les autres ! Un beau cadeau, vous le valez bien !
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    Re: La peur de soi, la peur des autres...

    Message  Admin le Lun 26 Jan - 10:37

    Bonjour liebestraume,

    Comme votre message est intéressant en ce lundi matin où il fait (encore!) -30 degrés C. Comme vous, j'ai fait et je continue de faire un travail sur mes peurs, pour me rendre compte qu'elles peuvent paralyser une existence. Lorsque j'examine mes peurs, j'essaie toujours de retourner à la peur qui est à la source de toutes les autres, en suivant la façon dont les peurs se sont créées. Il ouvre la conscience à une vitesse phénoménale. J'ai commencé à faire cet exercice il y a environ 6 ans, lors de la naissance de la cadette. C'est un exercice fascinant.

    L'été dernier, j'ai fait un stage de 10 jours sur la transformation, et j'ai pu mettre des mots, une méthodologie et des statistiques à ce que j'avais vécu. J'y ai appris que, 99.9% du temps, une peur est à la source de toutes les autres. Je pourrais vous dire tout de suite quelle est cette peur, mais je préfère vous laisser le temps de faire l'expérience. Lorsque, à la suggestion de liebestraume, vous aurez réveillé la peur en faisant le choix le moins attirant, essayez de déterminer quelle peur nourrit la peur la plus apparente. Ainsi, si vous avez peur de paraître ridicule aux yeux du voisin, pourquoi? Lorsque vous aurez une réponse, reculez plus loin. Pourquoi cette peur s'est-elle créée? Jusqu'à ce que vous n'ayez plus de réponses.

    Je pense qu'on commence à toucher aux parties les plus intéressantes du yoga et de la méditation : celles qui nous aident à transformer notre vie. En groupe, nous vivons une grande période de transformation. Nous sommes maintenant dans l'étape de la résistance. Vous aurez 2 choix. Le premier, faire comme d'habitude et ne pas aller dans la direction qui nous fait peur. Le deuxième, lâcher prise et se laisser porter par la vague. Je souhaite de tout coeur que vous choisirez la deuxième option.

    On peut avoir peur de voir toutes nos peurs. Il y a tout de même un antidote : faites l'exercice avec le sourire et le plus de détachement possible. Vous n'êtes pas vos peurs. Very Happy

    Bonne journée,

    Maryse
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    mei

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    peur

    Message  mei le Lun 26 Jan - 11:33

    sujet très interessant, car vécu depuis 2 ans.
    Lors de mon divorce, tout c'est effondré, je n'avais plus rien ni enfant, ni statut, ni foyer, et plus rien au niveau materiel.
    Je me suis retrouvée SDF quelques mois, enceinte, et seule.

    Là les peurs sont apparues. Ce sont les plus anodines qui sont apparues, pour arriver à la plus profonde celle de ma naissance.
    Ce jour là j'avais deux choix : en finir pour de bon et me libérer de la vie terrestre, ou lacher-prise une bonne foi et me laisser naviguer sur la vague de la descente aux enfers.
    Ce jour là j'ai rencontré un moine (synchronicité), qui m'a dit ces mots : la peur tue l'esprit.

    J'ai donc compris que mon esprit me donnait de fausses informations, car conduit par la Peur.
    Ce jour là j'ai compris de l'intérieur de mon coeur, qu'il n'y avait pas de place pour la Peur.
    Quelques jours plus tard, je trouvais un travail, de quoi pouvoir trouver un logement. Chaque jour je fais confiance à la vague de la vie, et je reçois ce dont j'ai besoin, ni plus ni moins, car je n'ai plus de place dans mon espace intérieur pour la Peur.

    Là on peut recevoir et donner sur la vague de l'énergie d'amour.

    Annette

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    la peur de soi, la peur des autres

    Message  Annette le Lun 26 Jan - 16:10

    et bien, pour commencer, j'ai peur de mal m'exprimer, après ces trois témoignages si bien écrits. Et puis j'ai peur d'être ridicule, de n'avoir rien d'intéressant à raconter. Dernièrement, j'ai eu peur de devenir transparente, de disparaître et qu'on ne s'en aperçoive même pas ! mes peurs prennent leur source très profondément dans mon enfance et dans des évènements dramatiques, mais si je choisis de vivre au présent et d'affronter, je pense que ça peut aller mieux.
    J'ai tout le temps peur de me perdre (géographiquement), peur de ne pas entendre, de ne pas comprendre, de ne pas être secourue, bref, de ne pas faire partie de l'humanité, ou de ne pas être assez intelligente pour m'en sortir dans la vie (à 48 ans, c'est drôle !surtout que je me suis déjà prouvé le contraire maintes et maintes fois, mais "ça" résiste). Trop long à raconter, mais peut-être vaut-il mieux finalement ne rien dire et avancer...Tout ce que je peux dire, c'est que le yoga m'apparait comme un vrai remède. Ne serait-ce qu'apprendre à bien respirer en cas de crise de panique au volant, par exemple, ça a été miraculeux. Au lieu d'aller vers la crise de tétanie (véridique, ça m'est arrivé, j'ai été prise en charge par les pompiers en plein sur l'autoroute !) j'arrive à contrôler et à revenir à un état "normal" et presque serein.. Alors merci à celle qui m'a fait découvrir le yoga, et merci à vous tous et toutes avec qui je communique, car c'est une grande partie de ma vie qui en est changée, j'ai de nouveau confiance en l'humanité ! énorme, non ? j'ai l'espoir qui s'est rallumé, malgré les nouvelles catastrophiques de tous les jours, .....on peut faire quelque chose, tous ensemble. Amitiés à tous.
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    Re: La peur de soi, la peur des autres...

    Message  Admin le Lun 26 Jan - 16:42

    Bonjour Annette sunny ,

    Vous êtes un rayon de soleil dans ma journée. Le but de l'écriture est que notre lecteur comprenne ce qu'on veut dire. Vous avez très bien réussi. Encore une fois, vous vous montrez que ces peurs peuvent être surmontées. Je pense avoir très bien compris votre message étant donné que j'ai eu à vivre des épreuves et de grands questionnements moi aussi.

    Pour vivre le présent, il faut avoir régler le passé. Les peurs de votre enfance doivent être vécues et d'être amenées à la surface, la conscience. Sinon, elles restent cachées sous les autres et, inconsciemment, créent des scénarios de peurs dans votre esprit. (Je pense que vous étiez à la téléconférence; vous comprendrez sans doute ce que je veux dire.) Il ne sert à rien de répéter les actions du passé et de mettre de côté les émotions que vous vivez (ne rien dire et avancer). C'est seulement après avoir vécu vos peurs de l'enfance que vous pourrez faire un bond de géant dans votre cheminement. En ce moment, il existe en vous une petite fille qui a terriblement souffert et qui a besoin d'être réconfortée. Puisque vous êtes très consciente, il est fort probable que, cette semaine, une posture ou une méditation amènera tout un flot d'émotions refoulées et "stockées" dans votre corps. Pour vous en libérer, donnez-vous la permission de pleurer et, en même temps, observez à quels endroits votre corps est stressé, tendu (ventre, gorge, coeur, etc.) Concentrez-vous sur cet endroit et faites-en une méditation (en même temps que vous pleurez). De plus, vous pourriez, pendant un certain temps (peut-être 30 minutes), être la maman de la petite fille que vous étiez, la consoler, la prendre dans votre bras. Vers la fin, expliquez-lui qu'elle sera capable de vivre sa vie et de surmonter des épreuves et qu'elle en sortira grandie (il se pourrait que vous recommenciez à pleurer Wink ). En lui donnant votre exemple, elle comprendra que c'est possible. Ainsi, vous guérirez l'enfant et la femme en vous.

    De plus, je pense que vous touchez presque à la peur de toutes les peurs. Il s'agit seulement de lui mettre des mots (et peut-être des émotions avant de mettre des mots). Voici l'avenue à explorer : pourquoi avez-vous peur de ne pas être secourue et de ne pas faire partie de l'humanité? De tout ce que vous pouvez imaginer, quelle est la pire chose qui pourrait vous arriver?

    De très belles réflexions et opportunités s'offrent à vous. Je vous souhaite bonne chance.

    Maryse I love you

    Annette

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    la peur de soi, la peur des autres

    Message  Annette le Mar 27 Jan - 7:49

    merci infiniment, Maryse, pour cette réponse si lumineuse et attentive. J'ai commencé à pleurer en vous lisant, je crois que tout le noeud du problème est là, dans cette "petite fille" qui a si mal digéré les évènements à l'âge de 18 mois, et toutes les peurs qui se sont accumulées depuis. Il y en a tellement que je ne sais plus par laquelle commencer, et laquelle est la source de toutes les autres. Je pense d'abord à un sentiment d'abandon, dû aux évènements. Quand tout le monde court dans tous les sens pour échapper à la mort, on n'a guère le temps d'observer ce qui se passe dans la tête d'un bébé "éponge". J'ai donc une espèce de montagne qui se dresse devant moi, que je ne cesse d'escalader et qui m'épuise. J'ai essayé de prendre sur moi pendant 48 ans, en étant très gaie pour consoler ma mère, et à l'intérieur, il y a un énorme noeud qui se serre. Rien n'y a fait, psychothérapie (5 ans), discussions en famille, ou avec les amis. Je me suis tournée vers les autres et leurs problèmes,j'ai un métier où on donne tout, toute la journée, et je me suis oubliée à tel point que quand je prends un congé maladie, je culpabilise tout le temps (comme en ce moment) et je ne m'accorde pas le droit de penser à moi. Enfin, comme vous voyez, il y a du boulot, beaucoup de chemin à faire encore. Je vais essayer de suivre à la lettre vos conseils, le seul soulagement que j'ai pu avoir a été le yoga (commencé en 1999 avec une prof qui est devenue une amie, mais qui vit loin maintenant). Je vais donc continuer à chercher jusqu'à trouver ce qui va dénouer tout ça, mais je pense avoir plus à moins à lutter toute ma vie. Il faut que j'accepte d'avancer en terrain mouvant et instable et que je trouve la force et la sérénité en moi. Vous m'avez d'ores et déjà beaucoup aidée et je conserve votre message très précieusement pour les moments de doute. Un grand MERCI, et j'espère que ce rayon de soleil que je vous ai apporté (je ne sais pas trop comment ?) continuera de briller longtemps..... un pont a été jeté entre Gatineau et Aix-en-Provence..et par la suite, chez tous ceux qui nous liront et qui se reconnaîtront dans ce que nous avons écrit... nous vivons des moments formidables grâce à internet, déjà ça c'est très très positif à notre époque. Une grande fraternité à savourer sans modération ! je suis aussi une idéaliste.. et qu'on ne me fasse pas descendre de mon nuage ! Une grande pensée amicale pour vous et beaucoup de bonheur à tous...

    charline

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    Ces peurs...qui nous font peur...

    Message  charline le Mar 27 Jan - 8:52

    Bonjour Maryse, Annette, à vous toutes et à vous tous...

    Je suis secouée par l'émotion en vous lisant...Tant de choses me reviennent à l'esprit, l'enfance, mes migraines "ophtalmiques" à 8 ans et un conflit familial qui n'aura de cesse de me hanter...On croit toujours qu'un enfant ne comprend pas ou n'entend pas, mais il absorbe mais jusqu'où?? J'ai compris que toutes les blessures de l'enfance vous brisent mais après vous grandissent...Combien de fois me suis-je torturée l'esprit, à me sentir coupable de tout, de ne pas être assez bien...
    Une amie me relatait dernièrement que son père l'avait toujours humiliée, la trouvant pas assez bien, pas assez intelligente...elle en a beaucoup souffert, elle a mis beaucoup de temps à s'apprécier...à s'aimer...
    Elle a deux adorables filles, un travail, un mari...

    Ma grande peur , est que je n'ai jamais eu confiance en moi, j'ai toujours eu l'impression d'avoir raté quelque chose, de ne pas être comme tout le monde...d'être différente...

    Je tiens à vous rassurer que mon travail aux Ressources Humaines m'a permis de me rendre compte que si je n'avais pas eu à ce moment là, confiance en moi....je ne serais pas en train de vous écrire, d'ailleurs, je ne sais pas où je serais??

    Annette, tu racontes parfaitement bien avec ton coeur et ta loyauté, tu peux t'enorgueillir...

    Maryse,tu apparaîs comme une lune, tu éclaires notre chemin...

    Petit mot pour Gaëlle qui n'a toujours pas répondu à ma question...Aurait-elle PEUR...de moi...!!

    Je vous envoie mes plus belles pensées...

    Charline...une Ch'ti...
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    yogapourtous

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    la question !

    Message  yogapourtous le Mar 27 Jan - 9:06

    Excuse moi Charline , désolée si je n'ai pas encore répondu à ta question, je ne l'ai tout simplement pas vue Embarassed
    Alors je vais la chercher tout à l'heure dans tout le Forum et essayer de te répondre du mieux que je peux..là je dois partir à un cours ! mais je me reprends cet après-midi !
    Bone journée flower

    Annette

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    la peur de soi, la peur des autres

    Message  Annette le Mar 27 Jan - 10:04

    C'est à Charline, maintenant, que je souhaite répondre : merci infiniment pour ton message, c'est fou comme ça peut faire du bien, certains mots. Mais je me disais que chacune est capable d'être très maternante, protectrice et consolante pour l'autre mais pas pour elle-même. Trop peu d'estime de soi, pas assez d'amour pour nous-mêmes ? toujours besoin qu'on nous prouve qu'on est quelqu'un de bien et d'"aimable" dans le sens, capable d'être aimée. Toujours besoin de se prouver par A + B qu'on peut y arriver. J'ai déjà passé 48 ans comme ça, et je me demande jusqu'à quand ça va durer ? J'ai identifié un certain nombre de choses moi aussi dans ma famille, qui m'ont plus ou moins prédestinée à vivre ce que je vis. Je suis très intéressée par ton problème de migraines, tu vois, c'est ce que je te disais, ce n'est pas tant l'hérédité "physiologique" qui joue, mais plutôt l'héritage de toutes les peurs, de toutes les rancoeurs véhiculées par la famille depuis des générations. Tu es sans doute quelqu'un de très sensible et très "fidèle" à sa famille, qui préfère prendre (comme moi) tout sur son dos plutôt que de voir souffrir quelqu'un d'autre. Alors je te retourne le compliment, tu es quelqu'un de vraiment formidable, Charline, mais il va falloir que tu t'aimes un peu plus et que tu t'occupes de toi, rien que de toi, pendant un petit moment, parce que tu le vaux bien ! rien que le fait que tu sois sur ce forum et que tu écrives de si belles choses le prouve ! (et je vais essayer d'y penser un peu plus pour moi-même aussi, au lieu de faire "madame bon conseil" !!! Un gros bisou, Charline, je n'avais pas fait gaffe que tu étais "ch'ti", j'adore, j'en connais quelques uns... des gens sincères, plus que dans le sud, largement .. ici, on a le soleil mais pas grand-chose d'autre ....
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    Betty

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    La peur

    Message  Betty le Mar 27 Jan - 13:29

    Bonjour @ tous et @ toutes,

    "La peur" voilà un sujet bien intéressant, qui n'a jamais connu la PEUR dans sa vie.

    C'est un réel plaisir de vous lire. Je n'avais pas encore pris le temps de poster à ce sujet.

    La Peur
    ---------

    La peur est une émotion qui peut avoir un rôle positif. Elle sert à se protéger du danger. Quand elle est là, le corps est paralysé un instant et donne le temps de décider. Puis le sang afflue vers les muscles des jambes et cela donne des forces pour la fuite ou l'affrontement par exemple. Avec la peur, la sécrétion des hormones permet au corps tendu, en alerte , de se donner le temps d'agir. L'attention se fixe sur la menace et permet la décision appropriée. En cela la peur est et reste utile. Car la peur est en principe, liée à un danger réel et reconnaissable.


    Il ne faut donc pas avoir peur mais l'analyser, apprendre à reconnaitre d'où elle vient et qui elle est et pourquoi ? Prendre le côté positif de la peur qui permet d'agir mais retourner le côté négatif, celui de l'inconnu (on a peur parce qu'on ne sait pas ...)pour analyse.

    J'espère que je m'exprime clairement, c'est pas évident parfois de faire ressentir ce que l'on veut avec des mots simples.

    N'ayez pas peur de vous, faites vous confiance, à votre façon vous atteignez des objectifs, personne n'est parfait, je pense que le manque de confiance en soi est peut être dû à une comparaison envers les autres, en voyant ce qui positif à l'extérieur ou chez les autres, on en oublie ce qui est positif en soi.

    Chacun est différent, cela fait un monde moins monotone. Mais vous êtes parfait comme vous êtes. Laissez le passé de côté et vivez le présent qui vous ouvre grand les bras.

    Si, je peux vous parlez ici comme ça maintenant, c'est que j'ai fait un énorme travail sur moi. Il y a quelques années vous n'auriez pas entendu le son de ma voix et pas lu une seule ligne de moi. J'avais une peur affreuse du regard des autres Embarassed mais finalement en arrêtant de comparer et en regardant objectivement devant moi, les choses sont différentes et même si j'ai ouvert la bouche et dis une bêtise ou que l'on ne m'aime pas, qu'est ce que ça peut faire ? Mes enfants m'aiment et puis c'est pas la fin du monde.

    Si j'ai pu vous aider, c'est tant mieux.
    VOUS êtes FORMIDABLES comme vous êtes.

    Que ce message vous apporte le courage de vaincre vos peurs.

    Namaste sunny

    Betty

    charline

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    Ces peurs...qui nous font peur...

    Message  charline le Mar 27 Jan - 14:29

    Bonsoir à toutes et à tous...

    Bonsoir ma chère Annette,

    Quel plaisir de te lire et d'être comprise...Tu as cerné beaucoup de choses et tu es une fine psychologue, tu as réussi à me faire parler, alors que c'est un sujet que je n'aborde jamais...
    C'est un grand chambardement mais c'est aussi une délivrance, pouvoir extirper au plus profond de soi, son mal et pouvoir le décrire, c'est une chance...
    C'est vrai, il faut que je sois plus compatissante envers moi, je suis parfois dure avec moi-même et injuste, je le sais...Tu m'as fait prendre conscience de m'aimer aussi telle que je suis et ça fait énormément de bien que tu l'aies dit de cette manière...
    Je vais aussi penser à moi...Je suis un être sensible et je ressens énormément les choses, et je suis toujours présente...pour les autres...
    Tu as raison de penser que mes migraines ophtalmiques viennent d'ailleurs, j'ai bien compris ton message et je t'en remercie vivement...D'ailleurs, j'attends le résultats de tes médecins talentueux qui pourraient m'aider éventuellement...
    Je t'embrasse également...Les gens du Nord ont un coeur...

    Au plaisir de te lire...

    Charline une Ch'ti... : I love you

    Merci également à Betty pour son témoignage, il renforce mon idée qu'il faut vaincre, avouer ses peurs pour mieux les comprendre...

    Bonne soirée...
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    Catherine

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    Re: La peur de soi, la peur des autres...

    Message  Catherine le Mar 27 Jan - 15:39

    Bonsoir à tous,

    Le sujet de la peur est en effet très vaste et tellement personnel.
    Lorsque j'ai lu la première fois le message de Liebestraume, il m'a bien évidemment questionné. Comme je ne souhaitais pas faire une réponse rapide à ce sujet si vaste, j'ai pris le temps d'imprimer ce message, de le lire, le relire et à un point où je ne sais plus vraiment quoi en penser Exclamation

    Vous avez depuis mis vos réponses et je ne sais toujours comment attaquer la mienne. Or il faut que je le fasse car depuis que j'ai lu le message, il n'arrête pas de me trotter dans la tête.

    A la première lecture, je me suis dit "Comme c'est vrai" (enfin pour résumer). Et puis à la deuxième lecture, certains passages ne me paraissait pas réellement correspondre à la peur. Ainsi, Pourquoi faut-il mettre une notion de peur dans le fait de faire la vaisselle ou non ? Je parlerai plutôt d'envie, de choix mais pas de peur.

    Je vais vous raconter une expérience que je trouve très intéressante. Quand je suis partie vivre à Marseille, j'avais 24 ans. J'avais pour habitude à Clermont-ferrand de ne pas fermer la porte de ma maison, de façon à ce que les amis me rendant visite ne trouvent jamais celle-ci fermée et puissent s'ils le souhaitaient m'attendre.
    Quand je suis arrivée à Marseille, mon mari m'a interdit de le faire. Cela ne m'a pas gêné dans le sens où je n'avais encore d'ami. Par contre, quand il m'a dit de ne pas sortir dans les rues après 22h, là je n'ai pas suivi ces recommandations.
    Je suis sortie comme je le faisais toujours, sans crainte. Il ne m'est jamais arrivée quelque chose. JAMAIS. Par contre, je sais que la peur est communicatif. Je me souviens de l'avoir ressenti suite à des discutions avec les uns et les autres qui avaient peur de sortir le soir après 22h ! Pendant quelques semaines, je ne suis plus sortie comme je le faisais auparavant. Jusqu'au jour où je me suis dit que j'étais complètement ridicule.

    La peur c'est comme la joie, l'amour ... Elle transpire, on la voit, on la sent. Si vous avez peur, les autres le voient.

    Pour en revenir à faire la vaisselle, un jour je ne la ferai pas car je pense qu'elle peut attendre, que si j'ai envi de faire autre chose, c'est plus important car personne ne peut me juger pour cela. Un autre jour, je la ferai car elle sera prioritaire sur les autres choses à faire. La vaisselle est une chose quotidienne qui doit être fait. Mais de là à parler de la peur ...
    ATTENTION je pense réellement qu'il ne faut pas voir la peur partout et n'importe quand. Sinon nous ne vivons plus. L'expérience que j'ai vécu à Marseille est pour moi le plus grand exemple. Sur le simple fait de sortir de chez soi.
    Le monde d'aujourd'hui est de moins en moins sécurisant mais n'oubliez surtout pas que la peur se transmet, alors n'ayez pas peur de ne pas faire rentrer la peur dans votre corps et votre esprit.
    Bien sure que la peur peut être en nous. Comme le dit si bien Betty, nous avons peur bien souvent de ce que l'on ne connait pas. Mais pourquoi avoir peur ? c'est là que le travail sur soi, comme le suggère Liebestraume, est à faire. Mais n'attendez pas que la peur se soit installée pour réagir.
    Chacun de nous a dû déjà faire un travail sur soi. Le fait de faire du yoga, déjà est un travail sur soi. Ce n'est pas neutre comme loisir.
    J'ai fait pas mal de sport (compétition de natation, ski, patinage, hand-ball, bascket, ...) mais si je dois qualifier le yoga comme un sport, je dirai que c'est celui qui demande le plus de travail sur moi.
    Ce que j'aime dans le yoga, c'est que je peux aller de plus en plus loin, je ne vois pas de limite, je le découvre tous les jours.
    Vous allez me dire que, bien sûr, je n'en fais que depuis trois mois et qu'heureusement que je ne vois pas les limites tout de suite. Mais en lisant par exemple le témoignage d'Iyengar, je sais que jamais notre pratique aura des limites... Cela pourrait faire peur, NON ? non, pour moi c'est rassurant, je peux continuer. Je vois déjà les bienfaits que m'a apporté ces trois mois : bien être, joie de vivre, esprit serein, mieux dormir, souplesse, etc. Je sais que j'ai encore du travail à faire, je "pique" encore "quelques colères" mais elles tombent aussi vite qu'elles sont venues, devrais-je avoir peur qu'elles soient toujours là ? non.

    Je vais terminer ce message en vous disant qu'il faut avoir confiance en soi. N'ayez pas peur de la vie, n'ayez pas peur de vous. n'ayez pas peur tout court.

    je vous souhaite une bonne nuit, sans peur.

    Amicalement

    Catherine

    evelyne

    Nombre de messages : 7
    Date d'inscription : 15/01/2009

    la peur

    Message  evelyne le Ven 30 Jan - 7:14

    La peur.

    Peur de la mort, peur de la vie, peur de la souffrance, peur du lendemain, peur de l’autre, peur de la femme seule avec son enfant dans la rue, sans toit, peur du S D F, peur des parents qui perdent leur travail, peur de ne pouvoir nourrir ses enfants, peur de n’avoir pas fait ce qu’il faut, peur d’avoir trop peur, etc., etc
    La peur est en nous elle nous guette, prête à surgir, on l’oublie. Oui, mais elle nous tient
    Elle vient un jour où l’autre, on sait pourquoi, parfois pas !

    Elle nous contrôle, elle paralyse, on panique. On la contrôle, on fait ce qu’on peut !
    On fait face, hum !
    Elle provoque une colère, qui nous fait réagir, positivement, négativement, on ne sait !
    Elle nous sublime parfois ! D’autre fois, misère, nous qui nous croyons si fort, elle nous rend si lâche. Elle nous met face à nous même, nous qui sommes, enfin nous le croyons, des dieux sur terre, (n’avons-nous pas tout pouvoir sur ce qui vit ?) Elle nous culpabilise.
    Ne nions pas la peur, tachons de vivre en bonne entente avec elle ! Elle nous empêche aussi de faire bien des bêtises !
    avatar
    clarisse o)

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    Localisation : belgique
    Date d'inscription : 29/01/2009

    Re: La peur de soi, la peur des autres...

    Message  clarisse o) le Ven 30 Jan - 9:35

    coucou vous toutes, geek

    iL Y A T IL DES HOMMES SUR CE FORUM??? king

    les peurs... No hèhè Fameux sujets les filles...merci d'être ici avec moi, merci à moi d'être avec vous...
    En septembre 2007, je décide de lâcher, dans le plat pays qui est le mien, la belgique, mon statut d'employée en tant qu'ergothérapeute, même si mi temps idéal (après avoir suivi mes patrons de près pour diminuer d'un trois quart-temps) pour le mental des communs des mortels afin d'établir a coté à l'aise le développement de mon statut d'indépendant complémentaire...( Je suis aussi animatrice, formatrice, relaxothérapeute et art-thérapeute et surtout artiste dans l'âme çàd pour moi désireuse de me porter au service de la création divine et d'en témoigner ses potentiels créateurs, sa beauté, de partager) Sous l'impulse de cerner le plus juste pour moi, je quitte sans réflexion plus fondée...décidant d'instaurer le statut d'indépendante plein-temps, sous aucun fond financier derrière...Cette décision ne fait qu'ancrer encore plus le choix de vivre ma vie, en résonance à qui je suis et d'éviter fonctionnement pour correspondre à l autre, me faire aimer par lui ou elle. De cette décision ressort le meilleur de mes enseignements jamais suivis ici pour cette vie ci (sans oublier celui plein d'autres évidemment, notamment les dauphins, aussi)ceux d'apprendre par le concret du quotidien et je peux vous dire que même si je me savais déjà bien éveillée, avoir vécu beaucoup de travail de transfo sur moi ect, ect..;c'est comme si, dans le concrèt, la matière, je n'en étais nulle part...je "Une femme-enfant qui s'apprend" comme cela m'est venu dans un poème...déprogrammer en acceléré ce qui ne convient plus, sur base du travail spirituel effectué et d'avoir pu retrouvé pour cela la connexion à l'essence spirituelle en moi...Par ce projet de vie, j'apprends à descendre bien plus dans la matière, à chercher ma place, sans trop chercher le sens de ma vie mais bien revenir à moi pour me le donner...

    jocolor Je quitte un appart pour rejoindre une communauté le premier janvier 2008, (inspirée toujours par "shambala" et cette volonté d'idéal et utopie qui me fait garder le cap pourtant de la vie solidaire, où chacun est consceint desdes potentiels, vit sainement en conact complice avec la terre et les siens). je me rends compte dans la pratique du quotidien que je suis une bien belle procrastinatrice (remettre à plus tard ce que l'on peut faire maintenant) dans les règles de l'art et me soigne en conscience, oui tout le chemin jusque là pour m amener à me dire que j'ai tous les potentiels pour transformer mes limites en autonomie et être dans l'accueil-amour de moi. Ce qui ne m'empêche pas de demander aide et soutien quand j'en ressens le besoin. C'est une communauté inspirée encore par trop de pouvoir, et je m y ennuie, me rebelle et même le village où je suis me semble gris, tant de recul du terrain (au chômage)et de contact avec moi et ma nature, m'inspire d'urgence a quitter ce lieu et trouver un lieu plus approprié, même si rêve inspiré ne sera pas encore pour toute suite...ce travail de reconnection et déprogrammation me prend tellement de temps et d'énergie que même en tant qu'indépendante, je ne me développe pas (je veux dire concrètement car gestation interne juste aussi ), et pas d'argent qui entre alors...et les factures petit a petit s'accumulent, les dettes aussi...démissionnant le l'habitat groupé faisant confiance, je prends la décision de quitter sans même savoir quel sera mon prochain logement...et cette audace m'a permis par ma foi de croire à la force de mon cœur et ainsi trouver seulement quelques jours après une petite maison en vielles pierres du pays, avec magnifique jardin au sein d'un beau village , propriété à côté de la forêt, voici alors la femme enfant sauvage divine (et divinement respecté) respectée...

    Voici pour vous expliquer un peu le cadre... lol!
    Je sens une culpabilité de prendre cette place ici, que j'estime trop, résistance du mental... et je continuerai malgré tout, en visualisant racines retournant en terre, et ceux que cela dérange, trouvent cela trop long, ne sont bien entendu pas obligés de poursuivre cette connexion lecture...d'autres auront déjà quitté, d'autres attendent la suite...que voici
    J'ai choisi de quitter ce qui me convenait plus sans penser à quoi que ce soit comme sécurité de base financière suffisante pour vivre... tout en sachant que chômage aussi...donc ok...et providence surtout...je me culpabilisais de ce choix et les gens soi disant adultes et responsables autour de moi n'étaient pas sans reproche ou soi-disant conseil de me dire"m'enfin Clarisse tu as un beau diplôme... et tu quittes tous..comme cela... reprends vite un contrat... viiiittteee..."pour éviter surtout leur angoisse du manque chez eux même en effet miroir...et volonté de soutien aussi pour certains...

    Je poursuis donc, chaque jour, l'apprentissage de l'amour de moi...car n'en ai pas eu vraiment l'exemple dans contexte familial... même si j'ai eu tas de trésors aussi...c'était une époque comme cela..; et ok... suffisamment la force en moi pour transformer cela maintenant... donc... cette femme de 33 ans maintenant apprend à prendre soin d'elle, s'accueillir dans sa vulnérabilité, reconnaitre ses compétences et qualités d'âme, à mettre ses limites, exprimer, s'affirmer, se valoriser en tant que femme ici dans cette vie-ci, cerner ses priorités, et aussi apprendre à communiquer avec toute chose de la source en elle vers l'extérieur, dans le don et recevoir...sans jugement...cette femme enfant apprend aussi à structurer son temps pour ne pas le gaspiller, s'organiser dans le présent, planifier, tout ce que des parents sont peut etre censés apprendre à leur enfant en fait... et d'apprendre à aller chercher le papa et la maman en moi..; Oui ce choix de m installer comme indépendante, m'a amené a chaque jour apprendre à diminuer ces attentes de reconnaissance extérieur (même si un minimum est aussi un besoin a respecter), à renoncer à des liens plus justes pour avancer vers réalisation de rêves... Et donc préparez vous à mettre sur loupe tant de peurs encore et encore... affraid

    Un parcours riche, intense et mouvementé m'amène à être dans ma cette belle petite maison, avec le stricte essentiel de matériel et quelques superflus que j'aime a garder nécessaire encore..;hèhè, célibataire, sans enfant...ooouuhhh que la vie collective et nos croyances mentales amènent à bien culpabiliser de ce statut... pas réalisée car pas de famille...égoiste car pas d'enfant...et patatati et patatata....je suis fière d'être là où je suis et où j'en suis car quête authentique... et qui peut affirmer que quelque chose doit se passer comme ceci ou comme cela..;selon quelle norme?? chacun ne peut que partager pour moi sa vérité du moment...j'espère à sans cesse remettre en question aussi pour ne pas rigidifier la vie... et puis d'autres d entre elles qui peuvent être les racines de vie essentielles aussi pour grandir (la connexion au divin en soi)
    Donc mes peurs: celles, après avoir la sensation de m'être retrouvée en moi, de me réinvestir vers l extérieur et de m'y perdre à nouveau...que ce soient au niveau de mes activités professionnelles, relations de tout type..; aussi amicales et d'intimité...peur me plaçant dans l'isolement, l'enfermement...consciente de cela, chaque jour un pti pas se fait pour transcender cela... et comme le pas part de l intérieur maintenant, cela se transforme en relations et actes vivants, amenée à quitter comportements persos négatifs (jugement, me sentir dans le pouvoir unique suprême,...le moi-je a raison...) et quitter relations plus nourricièces et/ou positives... et c'est en faisant que j'obtiens la preuve et l assurance, le renforcement de confiance (se fier avec lien divin en soi)que ces peurs sont liées aux souffrances passées et que plus de raison d'être dans circonstances actuelles... cheers

    Des initiatives, tant et tant s'actent et au dernier moment... les portent ouvertes se ferment pour aller ver activités professionnelles que je perçois épanouissante...pourquoi donc??? en même temps des petites graines se sèment (et s'aiment) pour des portent ouvertes... toujours sans concrétisation... comme si la vie m amène a apprendre la foi et la patience...que chaque chose en son temps... au moment le plus juste...projets à chérir, dorloter, prendre soin et aussi à laisser faire..; sans forcer...ouverture et fermeture... et oui...culpabilité...et non droit à la réussite, attaches affectives toujours bien présentes..
    Pourquoi réussir alors que ton papa a lui choisi un moment de quitter ce monde, se suicider par prise de médicament..en affirmant qu il ne pouvait plus et préférais partir pour laisser les autres tranquilles ; tu avais 2 et 9 mois..; et donc il était bien entendu ton exemple... scratch confused pourquoi alors faire différemment que ce que démontré...ce serait de la lacheté, de l infidelité... toi oui et lui non... fou hein... et oui comme cela pourtant... ok maman reste là... et ne s'octroie difficilement réalisation autre que sa place de veuve et de maman..où aller danse et rencontrer autres, dans place de femme, un moment dans sa vie lui a permis malgré tout de tenir le coup...deuils du passé non vécus totalement, reste hyparattachée au passé, fort isolée et méfiante dans présent... exemple parental pas simple a transcender aussi... et aussi merci à toi Frans Vandy et toi Madeleine klepper pour déjà ce que vous avez pu... et aussi de m'avoir accueillie un minimum aussi pour me permettre de transformer et vivre réalisation d être ici sur cette terre... Me permettre de réussir m amène a moi même apprendre à renoncer, oser le changement et dans tout changement, il y a du deuil a vivre...oser lâcher du controle de l'ego...et s'abandonner en terre et ouverte à lumière universelle...

    Depuis que j'ai commencé à ouvrir ces mots partagés..; je me sens dans mon coeur, dont les cavités physiologiques et énergétiques craquellent, se tordent, entre sentiment de grâce, de tristesse, de foi profonde au changement...
    Il y a bien sur aussi la peur de l echec qui me place parfois dans l inertie et la paresse...peur se se perdre, de râter, de manquer...toujours du deuil en fait...alors que pour moi si reliée, en ce jour il n y a que des expériences pour apprendre...toujours plus de reliance...aaaaaaaaahhhhhhhh ce terrible besoin d'appartenance et de reconnaissance... jamais au contraire si fort en ce jour j ai été amenée à renoncer... renoncer, renoncer, lacher...ok c'est bon cette fois les larmes de la rivière intérieure s'écoulent par le pleur... merci...je vais me reposer en mon bol de cristal et méditer après cela..;et yogater geek

    Je suis dans une phase up... créatrice, aimante, témoignant de ma confiance renforcée et suscitant la confiance en la vie et en Soi chez l autre...(demandes de soutien qui vient alors)lorsque je file en phase down pour en recevoir d'autres messages clefs aussi pour avancer et transcender ces limites... parfois me vient une autre grande peur...que le rescue fleur de bach ne peut apaiser... angoisse s'exprimant par extreme agitation intérieure,: peur de me laisser un jour... si près du but...je suis déjà le but...je le vis déjà... en fait..; peur donc,submergée par vague de désespoir et me laissant alors aller par la mise en acte de visualisation qui viennent, soulageant alors sur le moment ce désespoir de cause... celui de quitter...en métouffant, me noyant ou sautant d une hauteur... et peur d etre tellement fixée mentalement sur cette peur que du coup en y mettant tant d attention et d'energie, hors de ma profonde volonté...je l attirerais et l hypnose serait de partie donc plus forte... avec des idées telles que: tu n interesses de toute façon personne, être là ou pas ne change rien.. tu n amène quand meme rien de toute façon... donc...tant de travail et toujours rien...ce ne st pas meme type d impulse que j ai pu avoir dans travail de développement perso ou passée par des volontés... de me faire du mal... à mon corps..et oui certainement en me faisant du mal inconsciemment quand trop de bon et... aussi torture mentale parfois aussi autodestructrice.. ici..;oui part de moi et en meme temps comme si se soulevait en fait croyances collectives egalement...
    Je sais pertinemment aussi que ce qui arrive dans le départ des gens amene changement de conscience pour ceux qui restent..; je ne désire pas partir pour amener cela... car je sais pertinemment bien que je suis là pour d autre chose...; pour guider l autre à reconnexion divine et ses potentiels de vie et de beauté...et que c 'est par le travail intense du dedans, ma foi et détermination malgré ces hypnoses infernales... à tant aimer la vie, chaque expression , la moindre toute petite et guider l'autre vers la confiance en celle ci par le divin... je souffre parfois d'avoir l'impression de tant de voiles... de douter sur ce que j'ai a mettre en place...d'errer...avec tant de mise au clair de potentiel lumineux pourtant...visualisant un casque par où je subis programmation négative... comme possédée...et peur que cela prenne le dessus... voilà je me suis engagée en conscience lors d'une marche au sein du désert du sianaï et d'une soudaine expansion de conscience à être dans le concrèt une témoin du divin et le servir...guerrière (pacifiste, plus d'energie a mettre dans action reaction combat acharné et bien d'inviter l errance du mal à trouver sa vie soutenu par la lumière alors)de la lumière...et être comme Maryse et toutes à mon avis qui êtes ici alors à soutenir chacun dans sa reconnexion pleine au divin et la fluidité d'énergie amour sur cette terre et au delà... voilà... un peu de transparence, de ma lumière et vulnérabilité... je vous demande en rien de vous attacher à cela an ce qui pourrait m identifer... car je suis bien plus... aussi...
    mon coeur s ouvre, libérant des petits coeurs oiseaux d'amour bisous prenant leur envol vers chacune de vous...
    I love you
    Clarisse clown

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    Re: La peur de soi, la peur des autres...

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